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Merci, je t'aime
Mise à jour le samedi 10 mai 2008
Par: Martin Latulippe
Cette semaine, j'ai décidé de prendre une pause de mes Tulipes de réflexion. Après des heures de réflexion, seul devant mon ordinateur et malgré l'importance du sujet, les mots me manquent. J'ai donc décidé de vous offrir un bouquet de tulipes. Ce bouquet est dédié à ma mère Michèle et à toutes les mères.Les mères. Eh oui, demain ce sera la fête des mères. Qu'est-ce qu'on peut bien dire de spécial à notre mère pour "l'impressionner" après tant d'années? Au fil des ans, les formules pour exprimer notre amour changent un peu, mais les mots demeurent souvent les mêmes. Au début, ce sont de belles petites cartes d'amour. Ensuite, ce sont les petites fleurs, des petits cadeaux et quand on commence à avoir du budget, c'est le restaurant et les petits voyages. Mais toujours les mêmes mots qui reviennent: Merci, je t'aime! Je voulais donc faire quelque chose de différent cette année. Je ne voulais pas arriver avec un simple merci, je t'aime. Après tout, nous vivons dans une société où tout est toujours plus gros pour impressionner le voisin ou la compétition. Que ce soit: les "Big" Mac, les "Supers" centres d'achats, les "Mégas" formats, les "Grands" spectacles, les "Milliards" de dollars promis par nos politiciens, les "Tonnes" de copies de Vidéotron, les "Millions" de dollars qui ne sont PAS suffisants pour nos hockeyeurs, et la liste pourrait continuer... Je me disais donc qu'il devait bien y avoir une façon grandiose de quantifier l'amour que j'ai envers ma mère sans avoir à lui dire ces mêmes mots: merci, je t'aime.Et pourtant, après de longues réflexions dans le silence de mes pensées, j'en suis revenu à la conclusion que si l'on enlève tous ces éléments superficiels de "la Think big manie" on y retrouve que l'essentiel de la vie: l'AMOUR, la reconnaissance. Par exemple, l'amour d'une mère, l'amour inconditionnel de nos parents, l'amour de ce que l'on fait dans la vie, l'amour de nos amis, l'amour de qui l'on est et, surtout, l'amour de la VIE! L'essentiel, l'amour, la reconnaissance l'inquantifiable . Mais ne reculant devant rien, puisque nous vivons dans une société de grandeur et de démesure, j'ai tout de même tenté de quantifier l'inquantifiable, question de bien imager mon appréciation et de tenter de mettre le doigt sur ce qui, à mes yeux, compte réellement dans la vie: l'amour, la reconnaissance. J'ai donc utilisé ma mère en exemple. Mon calcul fut le suivant. Mon frère et moi (2 enfants) avons tous les deux demeuré à la maison jusqu'à l'âge de 16 ans (16 x 365 jours x 2 enfants), alors le calcul était simple à faire: - Pour les 35 040 repas préparés (365 jours x 16 ans x 3 repas x 2 enfants)..., pour les 12 406 lunchs pour l'école et la garderie, pour les 8 760 soirées à nous aider dans nos devoirs et toutes autres petites attentions qui sont rarement reconnues à leur juste valeur dans ce monde, merci d'avoir été là, maman. Je t'aime. - Pour les dizaines de MILLIERS d'heures d'encouragements au football, au hockey, au piano, à la musique, au théâtre, au karaté et autres activités folles que nous avons expérimentées, merci d'avoir été là, maman. Je t'aime. - Pour ces nombreux moments d'attention et d'amour où tu nous laissais prendre des risques pour poursuivre nos rêves et nos passions, merci d'avoir été là, maman. Je t'aime. - Pour les centaines de fois où nous avons échoué dans nos projets, nos défis et nos rêves, merci maman de nous avoir fait comprendre que ça nous rendait que plus fort. Je t'aime. Comment ne pas vouloir dire MERCI, JE T'AIME devant tant d'amour? En somme, ça doit être ingrat parfois être parent. Lorsqu'on regarde cette liste et qu'on réalise que le seul mot que l'on peut dire devant la grandeur de cet amour est: MERCI, je t'aime... disons qu'on se sent petit dans nos shorts! Et vous, comment quantifiez-vous votre quotidien? N'est-ce pas là, la plus grande valeur et la plus grande leçon que nos mères tentent de nous apprendre? Lorsqu'on aime, on ne compte pas! Aujourd'hui, je regarde mon épouse Chantal et c'est exactement l'enseignement et la leçon qu'elle est en train d'enseigner à notre fils Kaël avec son amour inconditionnel et ses milliers de sacrifies inquantifiables. À bien y penser. Pas surprenant que les mots me manquaient pour rédiger cette chronique, maman. Aucun artifice et aucune démesure au monde ne remplaceront l'incarnation de l'essentiel, de l'amour et de la reconnaissance, prodiguée à merveille, jour après jour, par des millions de mères sur Terre. Merci, je t'aime. Ton fils Chroniqueur Commentaires: martin@martinlatulippe.ca
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