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La campagne ne soulève pas les passions à Caraquet
Mise à jour le samedi 10 mai 2008
CARAQUET - Il y a plein d'affiches à Caraquet et Bas-Caraquet. Des affiches commerciales, des affiches de signalisation, des affiches de maisons à vendre. Mais il n'y a aucune affiche électorale.Cette situation, qui contraste du tout au tout avec ce qu'on peut voir à Bathurst ou à Moncton, démontre néanmoins quel est le niveau d'intérêt des courses à la mairie de ces deux municipalités. À Caraquet, le maire sortant, Antoine Landry, mise sur son expérience et son entregent afin d'obtenir un troisième mandat de la population et poursuivre la vague du développement économique.Il fait face à Odile Mallet, une ancienne conseillère municipale qui a notamment été impliquée dans la lutte contre le changement de vocation de l'hôpital local. À Bas-Caraquet, Jean Lanteigne tente de continuer son travail à la tête du village. Très (trop, diront certains) visible, il ne manque pas une occasion de placer sa communauté sur la carte malgré ses nombreux engagements professionnels. En face de lui, Agnès Doiron, une enseignante de métier et la fille de l'ancienne mairesse Béatrice Doiron. Fonceuse, énergique, elle lutte pour le maintien des services de santé originaux à Caraquet. C'est donc sans surprise que la question de la santé constitue un enjeu majeur de ces deux campagnes. À un point tel que bien des citoyens se demandent ouvertement si les deux candidates se sont lancé dans cette course pour les bonnes raisons. "Odile Mallet n'a pas fait de grandes choses durant sa campagne pour s'attirer les regards de la population. Mais sa présence a eu le mérite de forcer M. Landry à sortir et présenter ses idées. Mais il est vrai que nous n'en entendons pas beaucoup parler", nous a dit ce citoyen de Caraquet, devant son café au Tim Horton's. D'autres sont aussi d'avis que les électeurs se rappelleront le retrait de la Ville de Caraquet dans sa poursuite contre le gouvernement Lord concernant l'hôpital, il y a maintenant deux ans. Ce geste n'a pas encore été oublié, malgré toutes les bonnes nouvelles économiques qui ont suivi. Ces facteurs pourraient donc donner un résultat beaucoup plus serré que prévu, lundi soir. Mais probablement pas au point de voir un changement de garde à la tête du conseil. À Bas-Caraquet, c'est également très tranquille dans les rues du village. Quand on parle de la campagne à des résidents, on constate rapidement qu'elle n'a pas soulevé les passions. "Je n'ai jamais vu une campagne aussi plate, assure Gilles Savoie, un restaurateur. C'est silencieux. Mais je crois que ce sera serré." Cindy Thériault, propriétaire du dépanneur du village, estime aussi que c'est bien calme. "C'est mort. On entend parler de rien. Habituellement, tout le monde y met son grain de sel. Mais là, impossible de dire s'il y a une tendance, car personne n'en parle", a-t-elle noté. Outre la santé, Mme Doiron semble gagner des points avec le dossier épineux du déménagement de la bibliothèque municipale. Tellement, en fait, que certains la voient gagnante, lundi. Quant à M. Lanteigne, la dernière semaine a été difficile puisqu'il a été nettement ralenti par la grippe. real.fradette@acadienouvelle.com
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