|
Gâtée par ses 17 enfants
Mise à jour le samedi 10 mai 2008
Par: Béatrice Seymour
DUNLOP - Jeannette Guérette, de Dunlop, près de Beresford, a bien du plaisir à se faire gâter pour la fête des Mères... par ses 17 enfants.Jeannette Guérette, âgée de 83 ans, est la mère de 19 enfants dont 17 sont encore en vie. Elle est grand-mère 46 fois et compte une quarantaine d’arrières petits-enfants. Née au Québec, elle s’est mariée très jeune après avoir vécu dans plusieurs familles d’accueil à la suite du décès de ses parents lorsqu’elle était âgée de 3 ans. À 17 ans, elle commençait sa famille au Nouveau-Brunswick. C’est avec humour que Mme Guérette décrit ses grossesses successives."Je suis restée 20 ans enceinte, une année après l’autre. Mais je suis passé au travers", lance-t-elle en riant. Elle a travaillé très dur pour élever sa grande famille avec un budget très serré. "Je suis allée cuisiner dans le bois pour à peu près 10 ans et même avec ça, j’accouchais une fois par année. Ils sont venus au monde dans le bois. Nous étions pauvres comme du sel", se rappelle-t-elle. Elle est très fière des accomplissements de ses enfants qui habitent pratiquement tous à proximité de chez elle. La fête des Mères est l’occasion pour eux de lui dire merci pour toute cette vie de sacrifices et elle apprécie bien toute cette attention. "Ils sont bons pour moi. Ils me font des cadeaux et je ne les refuse pas. Je me fais gâter et j’en profite parce que, quand j’étais jeune, je ne me suis jamais fait gâter. Quand j’ai élevé les enfants, c’était la même chose. C’est le seul moment que j’ai pour me faire gâter alors pourquoi je n’en profiterais pas", dit-elle. Mme Guérette estime que les nouvelles générations devraient faire plus d’enfants, ne seraient que pour resserrer les liens familiaux. "Les enfants s’ennuient maintenant. Ils passent leur temps devant la télé ou l’ordinateur. Ce n’est pas bon pour eux. Je connais une famille qui a eu deux enfants et la mère a eu plus de misères avec eux que moi j’ai eues avec toute ma gang. Les enfants ne savent pas quoi faire et demandent pour tout", observe-t-elle. Spontanée, elle dit avoir toujours été très timide et que ce n’est que tardivement qu’elle a commencé à tenir tête. "Je n’ai jamais fait de chicanes, j’étais bien trop douce pour ça. Je me suis juste dégênée à 70 ans. Je vieillissais et j’ai appris à dire non" À 83 ans, Jeannette Guérette, qui conduit encore son véhicule, a pris sa plume pour entreprendre l’écriture de ses mémoires. beatrice.seymour@acadienouvelle.com
|