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Des petits gestes du quotidien figés sous l'oeil de la caméra
Mise à jour le samedi 10 mai 2008
Par: Christian Chaloux
DALHOUSIE - La photographe Anne Babin présente une exposition sous le thème de la vie active; elle qui recèle des petits gestes ou des détails du quotidien qu'on oublie trop souvent.L'exposition d'Anne Babin, présentée à la Bibliothèque du Centenaire de Dalhousie, a comme toile de fond la baie des Chaleurs, de Miscou à Gaspé. Elle expose son travail des dernières années qui, espère-t-elle, fera l'objet d'un livre de photos un jour. Le visiteur aura la chance d'admirer 50 clichés de grande qualité. La pêche est présente, mais sous l'angle des mains d'un pêcheur, par exemple, qui travaille à nouer des cordages. Un regard inédit sur l'habileté d'un pêcheur en plein travail captée par l'oeil numérique de Mme Babin. "J'essaie de montrer une exposition qui saura intéresser un vaste public. Les thèmes sont la campagne et la pêche. Les portraits de personnes sont peu présents ici, mais je me tourne tranquillement vers cette forme photographique", a indiqué l'artiste visuelle.Elle aime capter la vie courante au travers de ses photos, par les gestes courants ou des scènes de nature. Les formes sont mises à l'avant-scène dans chaque photo. La subtilité est maîtresse pour l'artiste à la voix douce, où un détail peut révéler l'ensemble de l'oeuvre. Anne Babin utilise un appareil numérique depuis trois ans. Pour elle, le numérique lui permet d'aller chercher la lumière et les détails d'une photo, contrairement au film. Autrefois, une zone d'ombre demeurait noire, ce qui n'est plus le cas avec le numérique. "Une des différences les plus importantes est qu'avec le film, on expose pour les ombres. Tandis qu'avec le numérique, on expose pour la lumière. La caméra numérique, même si on ne contrôle pas la lumière, capte tout de même les détails", a expliqué Mme Babin. Elle croit que la lumière est plus difficile à contrôler. Avec une caméra numérique et le logiciel PhotoShop, elle peut mieux contrôler les couleurs. C'est l'inverse de la caméra traditionnelle, qui captait des zones noires sans aucune autre possibilité d'amélioration. "Avec le film, on avait peu de latitude pour faire des agrandissements. Avec la technologie, on a maintenant plus de jeu", a ajouté la photographe du XXIe siècle. Elle s'ennuie parfois des moments passés dans la chambre noire, mais cette sensation est toujours temporaire, selon ses dires. L'exposition se déroulera tout le mois de mai, à la Bibliothèque du Centenaire de Dalhousie. christian.chaloux@acadienouvelle.com
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