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Crabe: Hearn pourrait s'en mêler
Mise à jour le samedi 10 mai 2008
OTTAWA - Le ministre fédéral des Pêches et des Océans, Loyola Hearn, ne ferme pas la porte à une intervention plus importante dans la gestion de l'industrie du crabe des neiges, cette saison.Dans un court communiqué émis jeudi en fin de journée, M. Hearn invite tous les intervenants à agir en fonction du bien-être commun de cette industrie. Sinon, il considérera la possibilité d'intervenir "dans les meilleurs intérêts de tous les intéressés". Le représentant du gouvernement Harper a vivement réagi aux commentaires généralement négatifs concernant le plan de gestion de la saison 2008 du crabe des neiges dans le sud du golfe du Saint-Laurent, présenté mercredi."Mon approche est d'encourager toutes les parties à continuer à dialoguer et à convenir d'un plan qu'elles croient profitable à tous les intéressés. Si les parties ne le font pas, et que de l'information prouve que l'entente actuelle est nuisible à la ressource ou préjudiciable à une pêche productive, je vais considérer l'application de solutions raisonnables que je crois être dans les meilleurs intérêts de tous les intéressés", affirme M. Hearn. Le plan de pêche pour le crabe des neiges pour la saison 2008, qui se met en branle ce matin, impose une diminution de 10 % du total admissible de capture, à 20 900 tonnes, comparativement à 2007. Mais l'absence de mesures de gestion plus serrée pour les débarquements et l'approvisionnement aux usines de transformation a suscité les critiques les plus acerbes, notamment de la part du ministre Doucet, mais aussi des pêcheurs eux-mêmes et des travailleurs d'usines. M. Doucet a notamment tenu des propos durs à l'endroit du ministre fédéral, qu'il accuse de laisser dépérir une industrie qui injecte annuellement environ 100 millions $ au Nouveau-Brunswick. Selon M. Hearn, l'approche du ministre Doucet de voir Ottawa intervenir "dissuade les parties à collaborer pour trouver des solutions durables". Le ministre des Pêches du gouvernement provincial avait proposé une répartition des débarquements (14 % durant les six premières semaines de pêche), qui aurait permis d'assurer la constance du travail pour les employés d'usines de transformation et une nette diminution de l'envoi du crabe des neiges vers des usines de l'extérieur de la Péninsule acadienne. - RF
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