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Les élèves seront évalués dès la maternelle
Mise à jour le mercredi 30 avril 2008
Par: Gagnon, Charles-Antoine
FREDERICTON - Les élèves du secteur primaire francophone seront évalués plus souvent afin de mieux suivre leur progression et d’apporter les corrections nécessaires à leur apprentissage, au besoin, a indiqué le ministre de l’Éducation.Le ministre Kelly Lamrock a annoncé, hier, que tous les enfants d’âge préscolaire seront désormais évalués à la suite de leur inscription en maternelle ainsi que pendant l’année. De plus, chaque enfant considéré comme pouvant être sujet à des difficultés scolaires sera désormais suivi de plus près. L’annonce a eu lieu dans une classe de maternelle de l’école des Bâtisseurs de Fredericton."Quarante pour cent des enfants qui entrent en maternelle sont à risque (de vivre des problèmes)", a mentionné Kelly Lamrock, hier, lorsqu’il a dévoilé plusieurs mesures visant à améliorer l’éducation des enfants en lecture, en mathématiques et en sciences. Les évaluations de mathématiques en 3e année, de lecture en 4e année, de français en 5e année et de sciences de la nature en 8e année s’ajouteront à celles qui existent actuellement en littératie (2e année), en français (8e et 11e année), en mathématiques (5e, 8e et 11e année) et en sciences (5e année). Le ministre Lamrock a aussi annoncé que chaque école devra répondre de ses performances chaque année, par rapport aux normes établies dans ces trois secteurs. "Nous nous appuierons sur chaque district pour rehausser les résultats scolaires des élèves en leur demandant d’établir, dès cette année, dans chaque école, une cible à atteindre pour chaque évaluation provinciale, et ce, en concertation avec le ministère", a précisé le ministre de l’Éducation. "Les districts auront la responsabilité de mettre en oeuvre des stratégies de soutien qui permettent aux écoles qui ont de la difficulté à atteindre leurs cibles d’améliorer leurs résultats en littératie, en numératie et en sciences", a continué le député-ministre de Fredericton-Fort Nashwaak. La vice-présidente de l’Association des enseignants et enseignantes francophones du N.-B., Monique Caissie, a tenu à préciser que d’imposer davantage de tests aux jeunes n’améliorera pas nécessairement les résultats des élèves, surtout si les enseignants n’ont pas les outils et les ressources pédagogiques pour aider les élèves dans leur apprentissage. "Il nous faut des ressources humaines additionnelles. Le ministre parle d’administrer des tests aux enfants à leur entrée à l’école, mais il n’y a personne pour faire cela maintenant", a raconté Mme Caissie. La Fédération des conseils d’éducation du N.-B., de son côté, accueille favorablement les nouvelles mesures mises de l’avant par le ministre Lamrock. "Ces mesures, qui permettent de faire un portrait de chaque élève à la suite de son inscription à la maternelle et pendant la maternelle, pour voir ses forces et ses faiblesses, sont essentielles afin d’intervenir mieux et plus tôt. Aussi, augmenter la fréquence des évaluations pendant le primaire permettra un meilleur suivi de la progression de chaque enfant", a noté la présidente de la Fédération, Anne-Marie Gammon. L’Association francophone des parents du Nouveau-Brunswick est heureuse d’entendre que le gouvernement prévoit agir avec urgence dans le dossier de l’éducation, mais l’organisme conserve toutefois certaines réserves. "Ce n’est pas d’hier qu’on nous annonce des programmes qui nous permettront de nous classer parmi les meilleurs au pays, mais les résultats ne sont toujours pas là," explique Madeleine Vachon, présidente de l’Association.
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