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Dieppe se justifie, mais ne répond pas à toutes les questions
Mise à jour le mardi 29 avril 2008
Par: Ébacher, Jessica
DIEPPE - La construction du Centre aquatique et sportif de Dieppe, qui coûtera 1,2 million $ de plus que le projet initial, soulève de plus en plus d’interrogations et de mécontentement chez les citoyens.Des éléments du budget du projet et de l’entente liant la Ville au promoteur privé, Concorde Atlantique, ont été dévoilés lors de la réunion du conseil municipal, hier. Les bribes d’informations ont engendré plus de questionnement que d’apaisement. L’Acadie NOUVELLE, dans son édition d’hier, mentionnait que le budget du projet pourrait être dépassé de 800 000 $. Or, le public a été informé, hier, qu’un montant supplémentaire de 439 000 $ avait déjà été autorisé, faisant ainsi passer le budget de 13,5 millions $ à 13, 939 millions $.Le dépassement de 800 000 $ a été expliqué, comme promis. La condition des sols du terrain, appartenant à la Ville de Dieppe, s’est avérée inapte pour la construction. Le lot a donc dû être nivelé pour une somme de 288 645 $ plus TVH. Ce montant n’avait pas été prévu puisque aucune étude des sols n’aurait été faite avant le début de l’aménagement du site. "On construit une piscine de 14 millions $, on paye des études préliminaires de plusieurs millions, si ma mémoire est bonne, et on ne découvre pas que les sols sont inaptes?" s’est insurgée une résidante, Monique Zeilinger. Les frais associés à l’augmentation de 30 % du coût de l’acier inoxydable, principal matériau de fabrication des bassins, et à la hausse de l’euro représentent quant à eux un montant additionnel de 283 500 $ plus TVH au budget. Des produits qui entreront dans la construction de l’infrastructure proviennent de l’Italie. Le montant prévu à la contingence, soit 10 % du projet, a été utilisé en entier. Cette somme avait été budgétée pour les imprévus. Un citoyen, Lionel Arsenault, a demandé de voir l’entente entière entre la Ville et le promoteur. Le directeur général, Marc Melanson, lui a répondu que ce n’était pas possible puisque certains détails de cette dernière étaient de nature confidentielle. Il a ajouté que le contrat initial était nécessaire pour comprendre "d’où on vient et où on s’en va". L’Acadie NOUVELLE a noté plus d’une vingtaine de points nécessitant des éclaircissements. Au moment de mettre sous presse, il n’avait pas été possible d’avoir des explications. Le conseiller président du comité de construction de la piscine, Charles Cormier, a tenu à souligner que les coûts imprévus étaient justifiés et que le comité n’a pas voulu couper dans la qualité du projet pour réduire les dépenses. Il a aussi soulevé le fait qu’il est rare que des projets d’infrastructure de cette envergure ne dépassent pas les estimations.
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