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Uranium: Claude Williams exigera un moratoire
Mise à jour le lundi 14 avril 2008
Par: Richard, Bruno
NOTRE-DAME-DE-KENT - Le député de Kent-Sud, Claude Williams, déposera une motion à l’Assemblée législative, demain, afin qu’un moratoire sur l’exploration et l’exploitation d’uranium soit en vigueur au Nouveau-Brunswick.Le député de Kent-Sud a fait l’annonce, hier après-midi, devant environ 350 personnes qui ont assisté à la réunion d’information publique sur la prospection et l’exploitation de l’uranium, qui a eu lieu au Centre communautaire de Notre-Dame-de-Kent. C’est le président du DSL de Dundas, qui comprend Notre-Dame-de-Kent, Euclide Richard, qui a convoqué cette séance d’information animée par Yvonne Devine et Christian Thériault, tous deux de la section du Sud-Est du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick (CCNB). Ces derniers ont dressé un portrait très sombre de l’industrie et de ses effets dévastateurs sur l’environnement et la santé de la population.Préoccupés, les citoyens de Notre-Dame-de-Kent, Saint-Antoine, Irishtown et des environs se sont déplacés en grand nombre pour se renseigner davantage sur les activités intenses de jalonnement dans la région. De plus, les rumeurs d’exploitation de mines d’uranium dans la région s’amplifient de jour en jour et, logiquement, la population est dérangée par le sujet. "C’est un dossier très inquiétant et le ministère des Ressources naturelles n’est pas ici pour nous démontrer l’envers de la médaille. De mon côté, ma position est claire. Je vais me battre pour les gens de Kent-Sud", a lancé le député de la place, Claude Williams, sous les applaudissements de la foule. "Nous avons vu les faits et les réalités (grâce à la présentation), et le gouvernement continue de donner des permis. Je vais demander au gouvernement de mettre un moratoire!" Des tests d’exploration minière ont déjà été effectués dans la région et au moins un puits d’eau a été contaminé à Macdougall Settlement, ce qui fait craindre les gens. "S’ils creusent à Saint-Antoine, on déménage", a fait savoir Jacques Arsenault, en entrevue après la séance d’information. Avec sa conjointe, Mélissa, M. Arsenault s’est acheté une maison dans ce petit village fleurissant, il y a seulement un an. Jac Pinot, qui fait affaire dans le marché immobilier, est venue de la Floride pour s’établir au Canada, plus précisément à Irishtown (près du Grand Moncton). Elle n’est pas très enchantée par le fait que sa propriété de cinq acres a été jalonnée. "Ce n’est pas juste. C’est une province magnifique, mais elle n’attirera pas d’investisseurs en ouvrant des mines d’uranium", a-t-elle mentionné. Grand-mère Maria Robichaud tient énormément à la santé de sa famille et de ses petits-enfants. "Nous avons déjà eu un gros problème à Sainte-Marie-de-Kent (la ferme Metz). Tout le monde doit se tenir la main et se tenir debout", a indiqué Mme Robichaud. Ému, Daniel Caissie, de Saint-Antoine, aimerait également voir sa petite fille de deux ans grandir en pleine santé. "Nous devrions être fâchés contre le gouvernement qui laisse ces grosses entreprises venir ici", a-t-il dit au micro devant la salle comble. Les maires de Saint-Antoine et de Bouctouche, Ron Cormier et Aldéo Saulnier, ont affirmé qu’ils présenteraient tous deux une résolution pour un même moratoire dans leur municipalité, à leur prochaine réunion du conseil municipal. Au dire de Christian Thériault, ce n’est pas seulement les gisements d’uranium qui attirent les grandes entreprises au N.-B., mais les lois "relax" du gouvernement provincial.
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