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Une fiducie proposée pour des surplus fédéraux
Mise à jour le jeudi 27 mars 2008
Par: LA PRESSE CANADIENNE
MONTRÉAL - Gilles Duceppe propose que près des trois quarts des surplus du gouvernement fédéral soient placés dans une fiducie plutôt que d'aller au service de la dette.Décriant ce qu'il qualifie de "fanatisme budgétaire" de la part de Stephen Harper, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, hier, le chef bloquiste a exprimé son souhait de voir sept des 10 milliards $ de surplus pour 2007-2008 être placés dans une fiducie qui servirait à relancer l'économie. Selon lui, l'heure n'est plus aux économies, mais plutôt aux investissements, alors que les secteurs manufacturiers et financiers sont confrontés à une importante crise.M. Duceppe est d'avis que la dette n'est plus le fardeau qu'elle a déjà été et qu'elle ne mérite pas l'attention que les conservateurs lui accordent. Il souligne que si le gouvernement fédéral place les surplus, qui atteignent 10,2 milliards $ cette année, au service de la dette, cette dernière ne représentera plus que 27,5 % du PIB en 2010. C'est de loin le meilleur ratio des pays du G-7. Dans son discours, le chef du Bloc québécois a déploré le déséquilibre fiscal qui, selon lui, fait en sorte que la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, doive gratter les fonds de tiroirs seulement pour être en mesure de maintenir l'équilibre budgétaire au Québec, alors que son homologue fédéral "nage" dans les surplus. L'argent placé dans une fiducie pourrait servir à hausser les transferts fédéraux destinés à l'éducation postsecondaire, à investir dans la recherche, à former la main-d'oeuvre et à investir dans la culture. M. Duceppe a également plaidé en faveur d'une bourse de carbone qui servirait à réduire la dépendance du pays envers le pétrole. Ce sont des progrès qui permettraient au Québec de se rapprocher de la souveraineté, a-t-il conclu, ne soulignant qu'à la toute fin de son discours, que la souveraineté demeurait la solution optimale.
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