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Des étudiants veulent être dédommagés pour la grève
Mise à jour le jeudi 27 mars 2008
Par: Gagnon, Charles-Antoine
FREDERICTON - Des étudiants du Collège communautaire du N.-B. d’Edmundston cherchent à obtenir une compensation financière de Fredericton parce que la grève des concierges en début d’année a pour effet de prolonger leur session d’un mois.La présidente de l’Association étudiante du CCNB-Edmundston, Mylène Roy, une étudiante du programme d’hôtellerie et restauration, a indiqué que sa session est prolongée de trois semaines en raison de la grève qui a entraîné la fermeture des collèges en janvier et février. Comme plusieurs autres étudiants, ceci lui occasionnera des frais supplémentaires, alors qu’elle devra payer un mois additionnel pour son loyer, son électricité et sa bouffe. "Pendant la grève, beaucoup d’étudiants n’ont pu demeurer à Edmundston et sont retournés chez leurs parents, mais ils ont quand même dû continuer à payer leur loyer alors qu’ils n’étaient même pas dans la ville", a aussi mentionné Mme Roy.Quelque 120 étudiants du CCNB-Edmundston, qui a été fermé durant quatre semaines, ont signé une lettre adressée au ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Ed Doherty, lui faisant part de leurs préoccupations. Les étudiants ont indiqué dans leur lettre que la grève leur fait perdre des revenus de salaire, des semaines de stage et des pertes d’expérience en milieu de travail. "Nous, les étudiants du CCNB-Edmundston, vous demandons avec une très grande insistance d’élaborer un mode d’aide financière pour couvrir les frais supplémentaires qui ont été ou qui seront engendrés dû à la situation de grève dont nous avons été victimes", cosignent les étudiants. "Nous vous demandons également de prendre des actions concrètes afin d’éviter que la situation ne se répète encore dans trois ou quatre ans", est-il aussi écrit dans la lettre. Le ministre de l’Éducation post-secondaire Ed Doherty a déclaré mercredi à l’Assemblée législative n’avoir reçu aucune plainte mais il invite tout étudiant qui vit une situation difficile d’en discuter avec son directeur qui sera en mesure de régler les dossiers sur une base individuelle. La porte-parole de l’opposition Margaret-Ann Blaney a répliqué que le gouvernement aurait dû avoir un plan afin de venir en aide à ces étudiants.
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