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Se salir les mains, c’est pas mal cool!
Mise à jour le lundi 24 mars 2008
Par: Fradette, Réal
CARAQUET - Manuel Thériault aime bien faire travailler ses mains habiles à tenter de remonter les pièces d’un moteur. Même s’il se dirige vers la soudure, il veut comprendre comment ça fonctionne, la mécanique. Car on ne sait jamais quand cela pourra être utile.Lui et bon nombre d’autres élèves de 11e et 12e années de l’école polyvalente Louis-Mailloux de Caraquet ont choisi les cours de métier. Surtout par goût, mais aussi parce qu’il a un certain avenir dans cette branche, admet-il. Et que les cours de métier, par les temps qui courent, c’est pas mal cool aussi. "La mécanique m’intéresse beaucoup, déclare-t-il durant une courte pause. J’ai tout le temps bardassé là-dedans. Ça ne me donne pas de misère. Moi, c’est comme soudeur que je vais continuer, mais je ne serai pas mal pris si jamais ma voiture me lâche."En fait, Manuel est pas mal doué en soudure. Une note de 95 % au cours pratique et un stage de six mois qui lui a déjà donné un emploi. Tout ça grâce à ce que lui a offert la polyvalente. À côté de lui, Véronique Blanchard montre ses mains sales. Une des rares filles à jouer dans les moteurs, elle se sent bien dans cet environnement qu’elle connaît depuis qu’elle est toute petite, dans la bodyshop de son père, à Caraquet. "J’aime ça. Peut-être pas au point d’en faire une carrière, mais au moins je saurai ce que c’est. J’allais souvent voir mon père à son garage et ça me fascinait. Je suis habituée à la graisse. Je n’ai pas peur de me salir", raconte-t-elle. Manuel et Véronique font partie de cette nouvelle vague du retour en force des cours de métier dans les écoles polyvalentes. Ils sont particulièrement chanceux, car à l’école Louis-Mailloux, ce n’est pas le choix et la qualité des équipements d’enseignement qui manquent. Menuiserie, charpenterie, initiation à la construction, soudure, métallurgie, mécanique des moteurs, système mécanique, entretien de l’auto, dessin industriel, soutien technique en informatique, alimentation et nutrition et textile sont devenus de plus en plus populaires - et intéressants, il faut l’avouer - depuis quelques années à cette polyvalente. Seulement cette année, plus de 450 inscriptions ont été enregistrées dans ces cours d’option à la polyvalente de Caraquet. Certains jeunes en ont même choisi quatre.
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