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25 000 $ pour un médecin qui s’installe en ville
Mise à jour le samedi 22 mars 2008
Par: Gagnon, Charles-Antoine
FREDERICTON - Le ministre de la Santé dévoilera la semaine prochaine de nouvelles mesures visant à attirer des médecins dans la province, mais l’abolition du programme d’immersion précoce en français langue seconde dans le secteur de l’éducation anglophone risque de lui compliquer la tâche.Une source au sein de l’administration Graham a indiqué que Michael Murphy allait faire part de nouveaux incitatifs financiers visant à attirer des médecins de famille dans les régions immédiates de Moncton, Fredericton et Saint-Jean. À compter du 1er avril, le ministère de la Santé versera aux médecins de famille qui ouvrent un cabinet dans ces trois villes 25 000 $ pour les aider à s’installer.La mesure s’applique aux médecins de famille qui sont de l’extérieur du N.-B. et non à ceux qui résident dans d’autres régions de la province et qui voudraient déménager leur pratique dans les trois principaux centres urbains de la province. Cette mesure s’inscrit dans le Plan de santé que dévoile petit à petit le ministre Murphy, a mentionné la source gouvernementale. Pour conserver leur subvention, a poursuivi la personne, les nouveaux médecins devront rester dans leur région d’adoption pour au moins trois années consécutives. De tels incitatifs ne sont pas nouveaux. Le gouvernement du N.-B. tend ce type de perche régulièrement. Une mesure semblable a été mise en place pour inciter des médecins de famille à s’établir dans les régions rurales par le gouvernement Lord. L’incitatif en question permettait aux médecins de famille qui choisissaient de s’établir en régions rurales d’obtenir une subvention allant de 25 000 $ pour ouvrir un bureau. En octobre 2007, toutefois, le ministre Murphy annonçait que les subventions d’emplacement à l’intention des médecins de famille qui acceptent d’exercer à l’extérieur des trois plus grands centres urbains du Nouveau-Brunswick doublaient pour atteindre 50 000 $. Départs? Plus tôt cette semaine, la députée de Rothesay, Margaret-Ann Blaney, a mentionné en Chambre que quatre médecins, dont trois spécialistes, songeaient à quitter la province en raison de l’abolition du programme d’immersion précoce en français langue seconde à compter de septembre. Deux des spécialistes sont un couple qui oeuvre à l’hôpital régional de Saint-Jean. Le couple en question songe à quitter la province pour plusieurs raisons, mais la goutte qui fait déborder le vase est la décision controversée prise par le ministre de l’Éducation, Kelly Lamrock. L’abolition du programme soulève la colère chez des milliers de parents anglophones qui veulent envoyer leur enfant en immersion précoce en français. "Plusieurs parents sont outrés qu’on leur retire le choix d’envoyer leur enfant en immersion précoce. Plusieurs personnes viennent s’installer ici au N.-B. en raison du programme d’immersion précoce", a mentionné Mme Blaney, en Chambre, cette semaine. Une importante manifestation est d’ailleurs prévue devant l’Assemblée législative, jeudi.
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