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États généraux: l’U de M chapeaute un plan d’action
Mise à jour le mercredi 19 novembre 2008
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L’Acadie NOUVELLE: Gilles Landry
Anne Lowe estime que le défi du comité de travail pour assurer le suivi sur les États généraux est de taille, mais qu’elle a bon espoir que le groupe arrive à des résultats concrets.
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MONCTON - L’Université de Moncton a créé un comité de travail responsable d’examiner les recommandations des États généraux des arts et de la culture. Le plan d’action visant à répondre aux besoins de formation des ressources humaines dans le domaine des arts, sera déposé en mars 2009.En mai 2007, le Grand rassemblement des États généraux à Caraquet a dressé une liste d’environ 55 recommandations touchant à divers aspects des arts et de la culture dans la société acadienne. De cette liste, au moins une quinzaine de propositions concernaient l’éducation postsecondaire et plus particulièrement l’Université de Moncton, mentionne la présidente de l’Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick (AAAPNB), Louise Lemieux. La direction de l’U de M a donc décidé de mettre sur pied un comité de travail formé de professeurs des trois campus, pour voir comment l’institution pourra répondre à ces recommandations. Le travail est commencé depuis le mois d’août. La présidente du comité, Anne Lowe, et le recteur de l’Université, Yvon Fontaine, s’entendent pour dire que le défi est de taille, mais ils ont bon espoir d’arriver à des résultats concrets. La commande est énorme, précise M. Fontaine. "Ça ne veut pas dire que l’Université de Moncton sera en mesure, à court terme, de répondre à l’ensemble de la commande. Il s’agit d’établir les priorités et d’être organisé", a déclaré en entrevue M. Fontaine, conscient que l’Université n’aura pas nécessairement toutes les ressources humaines et financières pour réaliser l’ensemble du plan d’action à court terme."Ça prend toujours des sous, ces initiatives-là, déjà qu’il y a eu des coupes dans le financement des arts et de la culture. Il faut quand même comprendre que la formation postsecondaire, dans le milieu francophone hors Québec, est un volet important de la nouvelle feuille de route du gouvernement du Canada en faveur des minorités linguistiques", a poursuivi le recteur, en s’appuyant sur le rôle crucial de l’Université dans l’évolution du domaine des arts et de la culture en Acadie. M. Fontaine estime que l’inventaire des propositions permettra à l’administration d’établir une stratégie à suivre et d’identifier des objectifs. D’après lui, des actions touchant, entre autres, la reconfiguration de certains programmes, pourraient voir le jour à court ou à moyen terme, puisque l’Université a déjà les ressources et le corps professoral. M. Fontaine croit, entre autres, que l’Université pourrait étendre le programme de la formation des maîtres pour inclure d’autres disciplines artistiques comme les arts visuels, afin de former des enseignants d’art dans les écoles. "Déjà, à l’Université, il y a beaucoup de ressources; il s’agit d’innover dans la façon dont nous allons faire des regroupements de programmes", ajoute M. Fontaine. Parmi les recommandations étudiées, Anne Lowe note la formation dans le domaine de la gestion de la culture, et la création de programmes de formation dans d’autres disciplines artistiques, comme la danse et le cinéma. Actuellement, l’Université de Moncton offre des programmes d’étude dans quatre disciplines artistiques, soit l’art dramatique, la musique, les arts visuels et la littérature.
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