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Emplois: le salaire n’est pas la priorité des futurs travailleurs
Mise à jour le mercredi 19 novembre 2008
Par: (d'après CANADIAN PRESS)
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L’Acadie NOUVELLE: Gilles Duval
Les visiteurs à l'Expo-Carrières de Grand-Sault ont pu en apprendre davantage sur les métiers d’avenir. Certains ont même eu la chance de se mettre dans la peau d’un maçon le temps de quelques minutes.
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GRAND-SAULT - La formation nécessaire et les opportunités d’emplois sont des questions qui trottent davantage dans la tête des élèves du secondaire, bien avant les salaires, quand vient le temps d’en savoir plus sur une future carrière.Les personnes-ressources qui ont participé à l’Expo-Carrières, Entreprends ton avenir 2008, à la polyvalente Thomas-Albert, ont été en mesure de le constater, hier, et avec surprise. Agent recruteur pour J.D. Irving, François Boutot a indiqué que la nature des emplois offerts par la compagnie a été l’interrogation première de la vingtaine d’étudiants avec qui il avait discuté avant le passage du journal."Actuellement, nous avons un grand besoin au niveau des métiers. Ce sont donc des formations qui peuvent s’offrir dans le secteur collégial. Nous avons aussi besoin de forestiers issus du milieu universitaire. La nouvelle génération a grandi avec la scierie Grande-Rivière dans le paysage à Saint-Léonard. Ils savent qu’ils pourraient obtenir un emploi intéressant avec la compagnie, ce qui leur permettrait de demeurer dans leur patelin et au Nord-Ouest", a-t-il mentionné. Dans l’allée des "forces de l’ordre", les attroupements étaient nombreux aux stands de la GRC, de Douanes et d’Accise Canada et des Forces armées canadiennes. Les métiers en uniforme semblent toujours avoir la cote auprès des jeunes. D’ici cinq ans, Douanes et Accise Canada aura besoin de nombreux employés. Pour être admis au cours de neuf semaines pour devenir douanier, un postulant doit avoir complété au minimum deux années d’un cours collégial ou universitaire. "Les étudiants ont généralement demandé la formation que ça prenait pour devenir douanier. Personne n’a parlé de salaire", a dit Tina Marquis, douanière de profession. Selon son confère, André Ouellette, les fonctions des douaniers ont beaucoup évolué au fil des ans. "Ce n’est plus juste une question de souhaiter la bienvenue au Canada. Maintenant, nous renforçons la loi au niveau de l’ébriété, la drogue, la pornographie ou le vol", a-t-il indiqué. Au stand de la GRC, la formation requise pour être admis et celle à suivre pour accéder au corps policier fédéral faisaient partie des discussions entre les étudiants et les agents de la paix. "Les jeunes veulent connaître le processus de sélection. Ils ne semblent pas inquiets de faire ce métier dans leur région et leur province ou ailleurs au pays. La maturité, le jugement, l’honnêteté et l’intégrité sont les qualités importantes chez une personne désirant faire carrière dans la GRC", a souligné la gendarme Julie Haché. Responsable des ressources humaines chez McCain, à Grand-Sault, Maurice Gibson, a senti que plusieurs jeunes espèrent être embauchés par la compagnie pour y faire carrière. "Pour certains, leurs grands-parents et parents ont travaillé à l’usine. Ça leur donne un avant-goût de ce qu’on peut offrir. Ils semblent conscients que s’ils sont embauchés, ils peuvent envisager une carrière intéressante auprès d’une compagnie de prestige ayant des bases solides", a-t-il expliqué.
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