|
Un discours du Trône centré sur l'économie
Mise à jour le mardi 18 novembre 2008
Par: LA PRESSE CANADIENNE
OTTAWA - Les conservateurs s'apprêtent à livrer un discours du Trône prudent portant principalement sur l'économie, un sujet sur lequel il serait plus facile pour le gouvernement minoritaire de s'entendre avec l'opposition.L'exercice de mercredi ne sera pas une longue liste d'épicerie, a prévenu un proche du premier ministre Stephen Harper, et les thèmes qui ne sont pas liés de près à l'économie seront considérés "secondaires" et prendront nécessairement moins de place dans le discours. Les conservateurs ont toujours l'intention de livrer leurs promesses en justice, incluant un durcissement des sentences allant jusqu'à la prison à vie pour certains crimes commis par des adolescents, mais ils affirment que ce n'est pas sur ces mesures qu'ils consacreront principalement leurs énergies.Car l'urgence d'agir pour lutter contre la crise financière et économique qui secoue non seulement le Canada, mais aussi une grande partie des pays industrialisés de la planète, semble être beaucoup plus rassembleur auprès des partis d'opposition qu'une éventuelle législation sur un alourdissement des peines criminelles, par exemple. Après avoir rencontré M. Harper en vue du discours du Trône lors des deux dernières semaines, tant le libéral Stéphane Dion, le bloquiste, Gilles Duceppe et le néo-démocrate ,Jack Layton, semblaient en effet d'accord sur la nécessité de juguler la crise. Mais ceux qui espèrent des mesures économiques précises, comme une aide immédiate à l'industrie manufacturière, pourraient être déçus. Les chefs des partis d'opposition avaient demandé à M. Harper de soutenir les secteurs manufacturier et forestier lorsqu'ils ont été consultés par M. Harper. Puisqu'ils sont encore minoritaires, les conservateurs doivent tenir compte des souhaits formulés par les autres partis s'ils veulent éviter de retomber en élections à court ou moyen terme. Le discours du Trône doit, par définition, être adopté par une majorité de députés aux Communes pour que le gouvernement reste en place. Les conservateurs ont récoltés 143 des 308 sièges aux élections générales du 14 octobre, une augmentation de 16 députés comparé au moment de la dissolution de la Chambre, qui n'a pas été suffisante cependant pour leur accorder les coudées franches liées à un mandat majoritaire. Les libéraux ont pour leur part perdu 18 députés et n'ont désormais que 77 sièges. Le Bloc québécois détient de son côté 49 circonscriptions, et le Nouveau Parti démocratique, 37. Si c'est mercredi que reprendra véritablement l'activité parlementaire, les députés retournent sur la colline dès aujourd'hui pour élire le président de la Chambre des communes. Le libéral, Peter Milliken, veut retrouver le siège qu'il occupe depuis 2001, mais six autres députés, un néo-démocrate, un libéral et quatre conservateurs, espèrent le lui ravir.
|