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Crissement de pneus: la population de la Péninsule en a assez
Mise à jour le mardi 18 novembre 2008
CARAQUET - Plusieurs municipalités de la Péninsule acadienne sont de plus en plus irritées par le bruit du crissement de pneus et des courses d'accélération de voitures en pleine nuit.Phénomène fréquent depuis de nombreuses années dans les routes isolées, le problème semble maintenant se déplacer au coeur des villes et villages de la région. Les amateurs de vitesse et d'accélération ont récemment pris goût à pratiquer leur passe-temps favori sur les rues principales, au grand dam des citoyens qui éprouvent de la difficulté à dormir paisiblement et craignent pour leur sécurité.Au début de l'été, les autorités municipales de Caraquet ont demandé à la GRC sa surveillance peu de temps après que des groupes aient utilisé la ligne droite du boulevard Saint-Pierre comme piste de course nocturne pour tester leurs véhicules. Cet automne, c'était au tour de Shippagan d'être aux prises avec ce problème. Les conducteurs s'installent devant le centre commercial Le Carrefour pour faire crier leurs pneus en faisant du sur-place. Devant la situation, et après avoir reçu des plaintes des citoyens, les élus étudient la possibilité d'installer des caméras de surveillance dans ce secteur. Ils pensent ainsi décourager les auteurs de ces actes, ou sinon de pouvoir les identifier. Certains participants vont jusqu'à pousser l'audace à enregistrer leurs performances et les inscrire sur le site YouTube. La présidente du Forum des maires de la Péninsule acadienne et mairesse de Saint-Isidore, Cécile Renaud, a admis que l'organisation est au courant de la problématique et que le point sera apporté à sa prochaine réunion. "La GRC devrait être plus vigilante et faire preuve d'une plus grande visibilité, pense-t-elle. Elle ne doit pas être là uniquement durant les heures des classes. Étant donné que c'est un problème qui se déroule essentiellement la nuit, elle devrait pouvoir être présente aux endroits stratégiques." Le caporal Paul Albert, du détachement de Caraquet de la GRC, a admis que le portrait est particulier à la Péninsule acadienne. S'il est bien d'accord pour le corriger, il croit aussi que tout ça ne se résoudra pas si le public ne collabore pas. "Nous ne pouvons pas être partout. C'est pourquoi nous demandons aux citoyens de nous indiquer des choses par la voie d'Échec aux crimes", a-t-il répondu, en faisant notamment référence à une récente rencontre d'information à Bas-Caraquet. Le caporal Albert a rappelé que la GRC de la Péninsule acadienne montre une grande ouverture d'esprit auprès des communautés. Elle a notamment créé une équipe de route pour faire face à ces cas précis, a-t-il ajouté. - RF
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