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Moncton décide de joindre l'AFMNB
Mise à jour le mardi 07 octobre 2008
Par: Jessica Ébacher
MONCTON - Malgré l'opposition des quatre conseillers anglophones, la Ville de Moncton deviendra membre de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB).Lors de la réunion mensuelle du conseil municipal, la conseillère Paulette Thériault a proposé que la Ville demande à l'AFMNB d'en devenir membre. Elle a aussitôt été appuyée par Pierre Boudreau. Après que certains conseillers ont fait savoir aux autres qu'ils étaient contre, surtout pour des raisons financières, le conseiller Daniel Bourgeois a amendé la résolution pour que l'adhérence soit évaluée après un an, question de voir si les bénéfices la justifiaient.Avant le vote, le maire, George LeBlanc, a mentionné que son affiliation à l'AFMNB était symbolique. Il s'est dit surpris de l'opinion des conseillers qui s'opposaient à la résolution, surtout que le coût pour devenir membre était d'environ 3800 $. "Je suis fier d'être maire d'une communauté aussi diversifiée et encore plus fier de dire que Moncton est une ville officiellement bilingue. Il me fait grand plaisir que notre belle ville contribue au rayonnement de la francophonie. C'est pour ça que je trouve que c'est une idée géniale de se joindre à l'AFMNB. Je suis certain que cette alliance sera bénéfique", a tenu à souligner, en français, M. LeBlanc. Les conseillers Brian Hicks et Merrill Henderson se sont sentis visés et offusqués par les propos du maire et ont tenu à dire qu'ils n'avaient pas voté contre l'affiliation à l'Association en raison du caractère bilingue. "Je n'apprécie pas vos commentaires", a lancé le conseiller Hicks avec verve. Les conseillers Merrill Henderson, Nancy Hoar, Brian Hicks et Kathryn Barnes ont voté contre la motion. Ceux-ci ont justifié leur position en indiquant que la Ville était dans le processus de révision du budget, donc ne devait pas prendre pour le moment de décisions qui engagent de l'argent, et que des adhésions à d'autres regroupements du genre avaient été refusés dans le passé. Un d'entre eux a souligné que la Ville se dirigeait vers un déficit, donc que le conseil devrait être prudent. Depuis les dernières élections, le conseil est composé en majorité de conseillers francophones, soit six sur dix. jessica.ebacher@acadienouvelle.com
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