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Appel contre la privatisation de services de santé
Mise à jour le mardi 07 octobre 2008
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Photo de L’AN/CHARLES-ANTOINE GAGNON
Roger Doiron et Debbie Lacelle, de la Coalition de santé du N.-B., demandent des audiences publiques sur une place plus grande du secteur privé en santé.
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FREDERICTON - La Coalition de santé du Nouveau-Brunswick exhorte Michael Murphy à mettre fin à toute discussion sur la privatisation de services de santé dans la province.Se référant aux trouvailles d’une étude de la Coalition ontarienne de la santé intitulée Érosion du régime public d’assurance maladie: conséquences et leçons à tirer de l’avènement des soins de santé à but lucratif à travers le Canada, la Coalition de la santé du N.-B. soutient que le ministre de la Santé devrait plutôt s’affairer à mettre ses énergies sur l’amélioration du système public actuel. L’étude en question révèle, entre autres, 89 violations potentielles à la Loi canadienne sur la santé dans cinq provinces, notamment au chapitre des frais payés par les utilisateurs.Les personnes à la fin d’une liste d’attente qui ont les moyens de payer pour obtenir des services plus rapides dans une clinique privée le font, et cela fait en sorte que les temps d’attente sont plus longs dans le public, a mentionné Natalie Mehra, auteure du rapport. "Le rapport démontre ce que nous répétons depuis 18 mois au ministre Murphy", a lancé Roger Doiron, coprésident de la Coalition de santé du N.-B. "Les cliniques privées attirent les médecins, les infirmières et autres professionnels de la santé privant les hôpitaux locaux d’une main-d’oeuvre très demandée, ce qui diminue la qualité des soins offerts dans les établissements publics", a continué M. Doiron. Le ministre Murphy n’était pas disponible pour réagir aux commentaires de la Coalition de la santé du N.-B., hier. L’organisation, qui regroupe 23 syndicats et associations représentant plus de 100 000 citoyens de la province, demande toujours une consultation publique du gouvernement sur la question pour savoir ce que le ministre a en tête à l’égard d’une plus grande participation du privé en santé. La Coalition de la santé du N.-B. soutient que Fredericton devrait tirer des leçons de l’Alberta, du Manitoba et de l’Ontario. Ces trois provinces sont revenues sur leur décision de permettre à des cliniques privées d’offrir des tests de résonance magnétique et des scanogrammes. Elles ont préféré augmenter la capacité du secteur public dans ces secteurs afin d’y réduire les temps d’attente. Le ministre Murphy a souvent dit que les appareils médicaux ne sont pas utilisés le soir et les fins de semaine, et que ceci serait une occasion pour le privé d’y exercer des pratiques. Debbie Lacelle, coprésidente de la Coalition de la santé du N.-B., croit plutôt que le secteur public pourrait s’occuper de la résonance magnétique le soir, en ayant un quart de travail en soirée. "Il faut plus de personnes dans le système. Il faut donc accroître le nombre de sièges dans les écoles et augmenter l’intérêt des gens à pratiquer dans ces secteurs pour les soins qui sont requis", a noté Mme Lacelle. En bref... Difficile de dire si l’arrivée du privé améliorerait la situation, puisqu’il manque du personnel en santé partout. Il faut rappeler ici que les membres du Syndicat des infirmières et infirmiers du N.-B. (SIINB) rejetaient pas plus tard que la semaine dernière l’entente de principe qui était intervenue avec la province et le syndicat. Les conditions de travail sont au coeur du litige. Non seulement les infirmières sont épuisées, a mentionné Marilyn Quinn, présidente du SIINB, mais la pénurie de personnel se fait de plus en plus grande, a-t-elle précisé. fredericton@acadienouvelle.com
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