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Un gouvernement conservateur minoritaire
Mise à jour le mercredi 15 octobre 2008
Par: Isabelle Rodrigue
MONTRÉAL - Le chef conservateur a gagné son pari d'obtenir un deuxième mandat au gouvernement, mais les électeurs ont décidé de garder Stephen Harper encore en laisse en ne lui accordant pas la majorité qu'il souhaitait tant.Le Parti conservateur obtient cependant des résultats plus forts qu'à la dernière élection. Au moment de mettre sous presse, il avait 144 sièges, contre 75 pour les libéraux, 50 pour le Bloc québécois, 36 néo-démocrates et trois indépendants. Ce deuxième mandat des conservateurs est surtout dû à leurs avancées en Ontario.Ils ont cependant eu l'aide des néo-démocrates, qui ont grugé les appuis du Parti libéral du Canada (PLC) dans cette province qui comporte 106 des 308 sièges aux Communes. Mais c'est au Québec que la majorité a échappé à M. Harper, qui n'a pu faire mieux qu'à l'élection de 2006, où il avait fait élire 10 députés à la grande surprise de tous. Le ministre non élu Michael Fortier n'a pas réussi à se faire élire dans Vaudreuil-Soulanges, où il termine au deuxième rang, loin derrière la bloquiste Meili Faille. Les bleus ont tout de même pu résister au vent de grogne qui a soufflé sur le Québec, en conservant leurs acquis dans la région de Québec. Seul Luc Harvey, dans Louis-Hébert, était sur la voie de sortie, mis en échec par le bloquiste. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le ministre Jean-Pierre Blackburn reprendra la route d'Ottawa, tout comme son collègue Denis Lebel. À minuit, avec des résultats encore fragmentaires, le Bloc québécois comptait 50 candidats élus ou en avance, les libéraux 14, les conservateurs 10, et un indépendant était en avance. Après 37 jours d'une campagne dure où les chefs se sont traités de tous les noms, les Canadiens étaient appelés à se choisir un nouveau gouvernement fédéral. Il s'agissait de la troisième élection générale en quatre ans, la 40e de l'histoire du pays. Peu importe le résultat, on peut avancer sans se tromper que le scrutin aura des effets majeurs sur l'avenir politique de plusieurs chefs, et notamment pour le libéral Stéphane Dion, dont le parti a perdu une vingtaine de sièges comparativement aux élections de 2006. Et rien ne garantit que la prochaine élection aura lieu seulement dans quatre ans puisque bien des experts prédisent encore une fois l'élection d'un gouvernement minoritaire.
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