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La pédiatrie sociale, un concept créé par le Dr Gilles Julien
Mise à jour le lundi 13 octobre 2008
Par: Pître, Jean-Mari
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Photo de L’AN/Mario Landry
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SHIPPAGAN - Redonner le sourire aux enfants en difficulté par une approche qui aide les familles à se prendre en main est une formule de pédiatrie sociale créée par le docteur Gilles Julien. Autrefois considéré comme marginal, le concept est sur le point de s’étendre à l’ensemble du Québec et même au Nouveau-Brunswick, a confirmé M. Julien lors de son passage au Salon du livre de la Péninsule acadienne.Le Dr Gilles Julien, fondateur du Centre d’assistance aux enfants en difficulté et du Centre de Services préventifs à l’Enfance, respectivement dans les quartiers Hochelaga et Côte-des-Neiges à Montréal, était de passage dans la région pour présenter son dernier livre (Vivre avec un enfant qui dérange) et offrir des conférences sur la pédiatrie sociale à caractère communautaire. La pédiatrie sociale du Dr Julien implique une approche globale et la notion de responsabilité envers tous les enfants et adolescents d’une communauté. Elle reflète également une volonté de leur assurer des services préventifs et curatifs qui tiennent compte des déterminants sociaux et environnementaux et des conséquences sur leur santé.L’aventure a commencé, il y a une vingtaine d’années, alors que ce pédiatre sortait du système de santé public, incapable d’y appliquer ses principes. Son histoire ressemble à un véritable conte de fées. Sans financement public aucun, il a progressivement mis sur pied un premier centre, avec l’appui de divers intervenants de la communauté inspirés par le projet. Un multimillionnaire est même venu le soutenir, alors que la situation était au plus mal. Aujourd’hui, son système parallèle fonctionne avec un budget annuel de 1,5 million $ et 40 employés, pour venir en aide à "ses enfants", comme il l’exprime, qui souffrent de détresse psychologique, de stress intense, qui sont victimes d’abus, de négligence et de maladie, entre autres. Si le gouvernement du Québec lui a refusé toute aide dès le début, c’est maintenant cet État qui cherche assistance auprès de la pratique du Dr Julien. Au cours des cinq prochaines années, 200 nouvelles cliniques devraient voir le jour, et ce, aux conditions du maître d’oeuvre de ce projet. "Au-delà des gouvernements, il y a du monde", a répondu le docteur, jeudi, à une intervenante qui lui demandait s’il interprétait ce revirement de situation comme un constat d’échec du système. Cette expansion devrait même s’étendre au N.-B. La Commission nationale des parents francophones aurait décidé de prendre le dossier en main et d’établir trois projets pilotes hors Québec, dont un dans notre province. "Le projet pourrait prendre différentes formes, selon les besoins, précise M. Julien. En région rurale, par exemple, une clinique pourrait fonctionner avec une équipe mobile et un lien fixe, comme un organisme communautaire. L’équipe mobile se déplacerait en autobus pour offrir ses divers services."
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