|
Brun-Way était dans son droit d'agir, selon la province
Mise à jour le lundi 13 octobre 2008
GRAND-SAULT - Des démarches ont été entreprises pour identifier un tracé alternatif reliant Grand-Sault vers Saint-Léonard sur le sentier provincial de motoneige, affirme le ministre des Transports, Denis Landry.Il a confirmé que son gouvernement et Brun-Way travaillent en collaboration avec la Fédération des clubs de motoneige du N.-B. pour l'élaboration du nouveau tracé. M. Landry ne blâme pas le consortium Brun-Way pour la disparition de ces ponts.Il a laissé entendre qu'ils ont été aménagés de façon illégale sur des terres privées appartenant maintenant à Brun-Way et que la compagnie était dans son droit d'agir ainsi. "Tout est une question d'assurance-responsabilité. Nous sommes un gouvernement et Brun-Way est une entreprise privée. Vous comprendrez que les deux ne fonctionnent pas de la même façon pour se protéger", a dit le ministre Landry. Selon le président de l'Association de motoneige Madawaska-Victoria, Gérald Carroll, les ponts ont été construits, il y a une dizaine d'années, avec l'approbation des particuliers qui possédaient ces terres à l'époque. Elles sont par la suite devenues la propriété du consortium pour la construction de la Transcanadienne à quatre voies. L'Association déplore de ne pas avoir été consultée dans toute cette affaire. Elle a appris que Brun-Way a discuté avec la Fédération des VTT du Nouveau-Brunswick, autre utilisateur du sentier. Le directeur général de la Fédération, Jacques Poirier, a reconnu le tout. "Nous avons identifié les ponts que nos membres utilisent et ceux dont ils n'ont pas nécessairement besoin. Mais jamais nous n'avons suggéré de les démanteler. Cette décision a été faite par Brun-Way", a dit M. Poirier. Le député de Restigouche-La Vallée, Percy Mockler, est intervenu dans un dossier similaire, il y a trois ans, ce qui a permis de maintenir en place un pont du genre dans Saint-Léonard. "Ce sentier joue un rôle très important pour la pratique de la motoneige dans la province. C'est l'industrie qui risque d'écoper", a souligné M. Mockler. Il est d'avis qu'il y a un moyen d'en arriver à un compromis. Il croit que le ministère des Transports est celui qui a le dernier mot à dire dans ce dossier. "Brun-Way doit travailler avec les intervenants régionaux et le gouvernement pour identifier une solution. Ce serait préférable de privilégier la négociation plutôt que la confrontation", a poursuivi le député Mockler. Il souhaite aussi que le ministre de l'Agriculture et de l'Aquaculture, aussi député de Grand-Sault, Drummond et Saint-André, Ronald Ouellette, intervienne dans ce dossier. Lorsqu'interrogé par le journal, le principal intéressé s'est dit prêt à rencontrer les intervenants concernés. - GD
|