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Le corps humain comme source d'inspiration
Mise à jour le samedi 11 octobre 2008
Par: Mousseau, Sylvie
DIEPPE - L'artiste sculpteur Marco Landry a récemment présenté une nouvelle exposition, Presque Burlesque, où, une fois de plus, le corps humain est au coeur de son inspiration."J'ai été inspiré un peu de Toulouse Lautrec. Ce sont des figu-res joyeuses, pas tout à fait finies, un peu flamboyantes", déclare en entrevue l'artiste de Shédiac. Celui-ci a exposé une dizaine de gravures, de dessins et de sculptures dans l'Atrium du Centre des arts et de la culture de Dieppe. Cette exposition a été en montre en septembre. Marco Landry, qui vient tout juste de terminer une exposition à la Galerie Assomption, à Moncton, n'avait pas présenté ses sculptures dans la région depuis 2002.Il a proposé sensiblement les mêmes oeuvres à Dieppe, avec quelques nouveaux éléments. Marco Landry s'intéresse depuis plusieurs années au corps humain, un thème récurrent dans son travail. Il essaie aussi d'utiliser des matériaux non conventionnels. "J'essaie de trouver des matériaux qui ne sont pas typiques. J'aime trouver une matière spéciale et ajouter des éléments inattendus. Je fais surtout de la sculpture et cela implique attacher, coller et amarrer", poursuit-il. Le corps humain est sa source d'inspiration, même si cela est moins évident dans certaines pièces. Sa sculpture qui rend hommage à Richard Desjardins en est un bel exemple. "Je trouve que c'est un pianiste et un poète merveilleux. Comme il est en train de défendre la forêt, j'ai trouvé cette écorce que j'ai conservée pendant trois ans. Il y a comme un piano et on voit clairement que c'est un corps d'homme, mais c'est subtil", reconnaît l'artiste. Pour Marco Landry, le corps humain est un sujet inépuisable. Quand il crée ses oeuvres, ce sont des formes humaines qu'il voit et rarement des animaux. Avant de réaliser ses oeuvres, l'artiste natif de Robichaud se base sur une maquet-te. Il conçoit ses idées et fait plusieurs croquis. Il n'aime pas improviser. "Il y a toujours un concept, une idée et des dessins." Il utilise plusieurs matériaux, comme du bois, de la paille et des objets, qu'il trouve dans la nature. "Il y a une sculpture que j'ai faite pour un capitaine de Halifax. Il voulait quelque chose des aboiteaux. J'ai pris les trois éléments typiques de Robichaud, la palourde, les bois de mer et la paille des marais pour réaliser la sculpture", explique-t-il. Au cours des dernières années, Marco Landry a voyagé. Il a rencontré, entre autres, le sculpteur de bronze Félix Roulin, de la Belgique. De retour dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, il s'est lancé dans un projet de sculptures de pierre de très grands formats. "Pour ma prochaine exposition, l'an prochain, je prévois exposer de grosses pièces", ajoute-t-il. sylvie.mousseau@acadienouvelle.com
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