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Une mine d’or pour les jeunes
Mise à jour le vendredi 10 octobre 2008
Par: Mousseau, Sylvie
Photo de L’AN/Mario Landry Michael Morin, Carl Lanteigne et Tommy Arseneault, trois étudiants de la polyvalente Marie-Esther de Shippagan, consultent un ouvrage sur les voitures.
SHIPPAGAN - La lecture, une passion? Pour bien des jeunes lecteurs, le Salon du livre de la Péninsule acadienne est la seule occasion dans l’année où ils ont accès à une grande variété d’oeuvres littéraires.

Des élèves déambulent entre les kiosques, discutent avec des amis, tandis que d’autres ont en main des listes de livres et s’arrêtent devant les présentoirs pour bouquiner. Jessica Gautreau, de Maltampec, et son amie, Alexandra Thériault, de Shippagan, sont des accros de la lecture. Quand elles trouvent un bon livre, elles oublient tout ce qui se passe autour d’elles.

"J’ai acheté des livres pour 44 $. Quand je viens ici, c’est plaisant, il y a une belle ambiance, si tu cherches un livre, tu peux le trouver, l’acheter ici ou, après, aller soit à la librairie ou à la bibliothèque pour te le procurer", indique Jessica Gautreau.

La 5e édition du Salon du livre de la Péninsule acadienne a ouvert ses portes hier, au Centre Rhéal-Cormier à Shippagan. D’ici à ce soir, 3000 élèves des écoles de la Péninsule acadienne franchiront les portes du Salon, à Shippagan.

Si on ajoute les animations littéraires dans les écoles, ce sont près de 6500 jeunes qui sont touchés par le Salon du livre. Les organisateurs misent beaucoup sur la jeunesse.

Comme le souligne l’enseignante de français à l’école Marie-Esther, à Shippagan, Sylvette Thériault, les élèves habitant dans des petites communautés éloignées n’ont pas accès aux librairies ou aux bibliothèques. De plus, les bibliothèques scolaires ne sont pas immenses.

Au Salon du livre, ils peuvent découvrir des milliers d’ouvrages répartis dans 54 kiosques. Même si certains élèves prennent la visite au Salon du livre un peu moins au sérieux, ils sont dans le monde de la lecture et elle croit fortement que cela a un impact.

"Je pense que c’est comme une culture qui s’est développée. On a encore des élèves qui ne lisent pas beaucoup, on en aura toujours, mais je trouve que ceux qui lisent, lisent plus et lisent mieux, dans le sens qu’ils font des choix plus éduqués. Ils lisent toute la série d’un auteur et la collection. Je trouve qu’ils connaissent beaucoup d’auteurs et je pense que ça part du Salon du livre parce que ce n’est pas souvent qu’ils ont accès à une grande surface comme ça et beaucoup de choix", souligne Mme Thériault en précisant que pour plusieurs élèves, le Salon du livre est le seul moment dans l’année où ils ont accès à autant de livres.

"Je ne lis pas beaucoup, mais quand je viens ici, j’achète au moins un livre par année", affirme Tina Didier-Mallet, de l’école Marie-Esther.

Pour certains élèves, le Salon du livre constitue surtout une rencontre sociale. L’éditeur Jacques P. Ouellet a constaté, hier, que peu d’élèves s’arrêtent devant les présentoirs.

Jessy Vautour, de Néguac, 16 ans, en est à sa première visite au Salon du livre. "Je n’aime pas lire, mais il y a des livres sur les chars avec des images qui m’intéressent", mentionne-t-il.

Son ami, Ricky Breau, qui apprécie les romans policiers, voit la lecture davantage comme un devoir qu’un plaisir. "L’école ne nous donne pas le goût de lire, parce que nous sommes obligés de lire des livres", ajoute-t-il.

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