|
Un écrivain écologiste engagé
Mise à jour le vendredi 10 octobre 2008
Par: AP
STOCKHOLM - Le Clézio va très tôt se situer comme un écrivain écologiste engagé, ainsi qu'en attestent les romans Terra amata (1967), Le livre des fuites (1969), La guerre (1970) et Les géants (1973).Sa consécration définitive comme auteur romanesque va intervenir en 1980 avec Désert, pour lequel l'Académie française lui décerne un prix. Le livre contient des images grandioses d'une culture perdue dans le désert de l'Afrique du nord, qui contrastent avec une description de l'Europe vue à travers le regard des immigrants indésirés. En parallèle, Le Clézio publie des essais méditatifs - L'extase matérielle (1967), Mydriase (1973) et Haï (1971). Il traduit aussi des grandes oeuvres de la tradition amérindienne, comme Les prophéties du Chilam Balam.Le chercheur d'or paru en 1985, traitant du sujet des îles de l'Océan indien dans l'esprit du roman d'aventures, avant que l'attirance de l'écrivain pour le rêve du paradis terrestre n'apparaisse au cours des dernières années dans des livres tels que Ourania (2005) et Raga: approche du continent invisible (2006). Ainsi que le souligne l'Académie suédoise, le "point central" de son oeuvre va se déplacer "de plus en plus en direction d'une exploration du monde de l'enfance et de sa propre histoire familiale". En témoignent Onitsha (1991), La quarantaine (1995), Révolutions (2003) et L'Africain (2004), histoire du père de l'écrivain. Ballaciner (2007) est l'un des derniers ouvrages de Le Clézio, qui a aussi écrit des livres pour la jeunesse, dont Lullaby (1980) et Balaabilou (1985). Avec sa femme Jemia, qu'il a épousée en 1975, l'écrivain se partage de puis les années 1990 entre Albuquerque au Nouveau-Mexique, l'île Maurice et Nice.
|