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Dion est un ami
Mise à jour le vendredi 10 octobre 2008
Lorsque j'ai lu à la une de L'Acadie NOUVELLE de ce matin, le lundi 6 octobre, que Harper ne reconnaissait pas la nation acadienne et qu'il n'avait pas l'intention de le faire, je me suis senti interpellé.Sans vouloir faire de politique partisane, je dois vous raconter ce que Stéphane Dion a fait lorsqu'il était président du conseil privé. J'étais président de la Société Nationale de l'Acadie à l'époque et nous tâchions tant bien que mal à faire avancer le dossier de la reconnaissance des torts causés au peuple acadien par l'adoption d'une proclamation royale. Nous avions essayé de mettre des pressions sur la Couronne britannique, mais sans succès. On nous a expliqué que depuis le rapatriement de la Constitution en 1982, c'est la Gouverneure générale du Canada qui est l'autorité suprême au pays et non pas Élisabeth II.De plus, nos députés acadiens ne nous aidaient pas non plus en restant distants et timides à l'idée de défendre notre demande au Conseil des ministres. L'homme qui a sauvé la situation une fois convaincu de la légitimité de notre demande, c'est Stéphane Dion. La motion fut approuvée in extremis lors de la dernière réunion du Conseil des ministres du gouvernement Chrétien. M. Dion a dû aussi aller contre les avis des juristes de son propre conseil du Conseil privé. Ces derniers ne voulaient pas de proclamation et faisaient tout pour faire avorter le projet. Monsieur Dion a agi comme un vrai leader, comme quelqu'un qui n'a pas peur de ses convictions. Je tenais à écrire ceci pour que l'histoire reconnaisse que monsieur Dion est un ami de l'Acadie et qu'il l'a prouvé dans un dossier très difficile comme celui de la reconnaissance des torts causés au peuple acadien lors du Grand Dérangement. EUCLIDE CHIASSON Pointe-Verte Président de la Société de l'Acadie de 2000 à 2004
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