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Retour du train: un obstacle en moins
Mise à jour le jeudi 01 mars 2007
Par: Fradette, Réal
FREDERICTON - Le projet de retour du train de marchandises dans la Péninsule acadienne aura un important obstacle de moins à franchir lorsque les modifications à la Loi sur les chemins de fer de courtes lignes seront adoptées à Fredericton.Le ministre des Transports, Denis Landry, propose une nouvelle définition d'un chemin de fer de courtes lignes. Cela permettra notamment la construction de nouveaux réseaux dans la province. Sans aller jusqu'à dire que cette clause est directement liée au projet péninsulaire, le ministre Denis Landry a néanmoins admis qu'il aurait été impossible aux promoteurs de continuer leurs démarches sans ce changement."Cette lacune a été apportée à notre attention par les promoteurs du projet. Si nous n'avions pas apporté cette modification, il n'aurait pas été utile pour eux de continuer", a déclaré le député-ministre de Centre Péninsule-Saint-Sauveur. La loi révisée accorderait aux promoteurs du réseau ferroviaire projeté dans la Péninsule acadienne l'occasion d'obtenir les permissions nécessaires pour relier leur voie à celle appartenant déjà au Canadien National, entre Moncton et Bathurst. "C'est une bonne nouvelle pour nous, a commenté Gilles Lanteigne, le président d'AcadieNor, un organisme économique du Grand Caraquet qui travaille à rapporter le train de marchandises dans la Péninsule acadienne. Nous avons maintenant un élément du casse-tête en place. Nous pourrons maintenant avoir le droit de construire, même si le réseau de raccordement ne nous appartient pas." AcadieNor et les 14 entrepreneurs de la région partenaires continuent à travailler sur le plan d'affaires, qui devrait être présenté à d'éventuels investisseurs en septembre. Par la suite, le groupe ira demander les autorisations nécessaires au gouvernement pour la construction de la voie sur les terres de la Couronne. Le projet de retour du train de marchandises dans la Péninsule acadienne est évalué à quelque 350 millions $, une somme entièrement assurée par des investisseurs privés. Il comprendrait plus de 130 km de rails, qui passeraient par les quatre centres industriels de la région, soit Caraquet, Bas-Caraquet, Tracadie-Sheila et Shippagan-Lamèque. Quelque 1500 wagons seraient disponibles quotidiennement aux entreprises. AcadieNor estime que près de 2800 emplois seraient créés. Une voie de chemin de fer liée au réseau national permettra aux entrepreneurs de la région de réduire les coûts des matériaux bruts, d'exporter des produits finis à des coûts moindres et d'assurer un accès à la région aux quatre coins de l'Amérique du Nord.
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